Centre de Ressources pour l'essaimage des AMAP en France
(ayant confirmé leur signature en tant que membres fondateurs)
Les représentants d'AMAP et les AMAPiens, non présents ce jour, qui avaient participé aux réunions préparatoires, ont envoyé leur réflexions et des demandes précises de renseignements sur CREAMAP Cette journée du 2 juin devrait y répondre.
Cette assemblée avait pour but d'expliciter, d'apporter tous les éléments et d'argumenter sur le projet et se mettre d'accord sur les Statuts pour constituer l'Association « Centre de ressources pour l'essaimage des AMAP en France ».
Après un tour de table pendant lequel chacun s’est présenté, nous avons abordé :
Dès que le concept AMAP a été connu, à partir de la création de la 1ère AMAP à Aubagne, en avril 2001, les initiateurs, Denise et Daniel Vuillon, ont eu à répondre à une forte demande d'informations et de sensibilisation qui s'est rapidement élargie à de nombreuses autres régions.
Toutes les 1ères AMAP des diverses régions de France, sont nées de cette transmission de la 1ère expérience d'Aubagne et des Olivades et ces premiers contacts sont les « essaimeurs » dans leur région, qui depuis sont toujours restés en lien avec les initiateurs.
Annie W. (Essaimage en Midi-Pyrénées) : il faut se donner les moyens de répondre à l'urgence de soutenir d'avantage de paysans, de permettre l'installation d'encore plus de paysans et de créer les conditions pour que des jeunes aient envie de devenir paysans pour nous nourrir tous.
Denise V. ( essaimage en Paca) : CREAMAP existe déjà, de fait, puisque nous travaillons depuis 5 ans avec vous, et avec d'autres, nombreux sur le territoire national, en répondant à vos demandes, et toujours avec cette méthode qui a porté ses fruits, en Provence et en France ; CREAMAP nous donnera encore plus d'efficacité.
Pourquoi ne pas créer une structure qui fédérerait les AMAP ?
Annie W : Les fondateurs du projet n'ont pas la prétention de représenter toutes les AMAP ; Ils n'ont pas les moyens d'organiser cette représentation, n'en ressentent pas la nécessité ni l'intérêt à ce stade.
Il vaut mieux utiliser nos forces pour avancer dans le seul sens de l'aide à la création des AMAP. L'urgent n'est pas de représenter l'existant mais de faire que d'autres AMAP naissent et naissent bien.
Pourquoi un paysan accompagnateur avec les consommateurs ?
Denise V : Sans sous-estimer la démarche solidaire et l'action citoyenne du consommateur « mangeur », sans lequel l'AMAP ne peut se faire, il est clair que l'étape importante et préalable à la création de l'AMAP c'est précisément cette rencontre et cet accompagnement du futur paysan en AMAP par le paysan expérimenté en AMAP.
C'est la caractéristique de l'aide à la création des AMAP en France. Toutes les AMAP en Provence et dans d’autres régions ont bénéficié de cet accompagnement paysan.
Les initiateurs étaient des agriculteurs, ils ont transmis leur expérience et porté le développement des AMAP dans une dynamique d'accompagnement professionnel, au titre de leur expérience en amap pour la sensibilisation des nouveaux paysans, aux problématiques agricoles spécifiques en Amap.
CREAMAP est dans la continuité et dans la confirmation de cette méthode sur le territoire national.
Si on compare la plus grande rapidité de création en France, avec la situation aux États-Unis, d'où le système a été importé, et au Japon où il est né, on ne peut que constater que c’est cette implication des paysans expérimentés, associée conjointement à la démarche citoyenne du consommateur qui a fait la différence et qui a permis de créer ici, tant d'AMAP aussi rapidement
L'accompagnement professionnel :
Il commence lors de la visite de ferme. Au cours de cette rencontre, entre professionnels, on échange des problématiques agraires dans un climat de confiance.
Un questionnaire complet apporte les données professionnelles.
L'observation des productions et des pratiques permettront au producteur essaimeur de se prononcer. Un compte rendu est remis au représentant des consommateurs présent.
Le rôle du producteur essaimeur est aussi de sensibiliser le futur paysan partenaire sur les pratiques, en tenant compte de ses savoir-faire et de toutes les caractéristiques de sa situation, le valoriser, tout en le conseillant sur les contraintes de « produire pour une AMAP. Le mettre en confiance, l’intégrer au réseau des producteurs en AMAP pour l'accompagner dans l'objectif éthique voire de la conversion de sa pratique par la formation.
En résumé, il s’agit d’évaluer la faisabilité du projet AMAP, en fonction de critères humains, techniques et économiques. En étant conscient que c’est une responsabilité d’engager un paysan dans cette démarche, que des choses importantes se jouent là.
Le paysan expérimenté essaimeur sert de passerelle.
Il valorise la démarche des 2 futurs acteurs du partenariat, leur interdépendance qui favorisera le lien social et la responsabilisation de chacun.
Alors que la situation économique des agriculteurs ne s'est guère améliorée, au cours de cette rencontre le paysan essaimeur témoigne de son expérience; lui aussi était en difficulté économique. Grâce à l'Amap, à ses « mangeurs », il n'a plus les obstacles de l'économie de marché ni les contraintes de mises en marché. Il peut se consacrer à nourrir ses partenaires.
Son expérience lui permet de pouvoir répondre au interrogations légitimes du groupe de « mangeurs ».
Son rôle consiste aussi: à expliquer les contraintes respectives des futurs partenaires; amener, dans la discrétion et le respect, le producteur à l'ouverture de la ferme et à la transparence envers les futurs consommateurs; faire naître ainsi la relation dans la confiance et faire prendre conscience au consommateurs que l'Amap n'est pas un acte de consommation habituel, qu'ils partageront les aléas;
L'objectif de cet accompagnement n'est pas de contrôler ni d'apporter des contraintes d'objectif, mais de mettre en valeur l'Amap, son volet social et solidaire pour que les données techniques ne soient pas des barrières insurmontables pour le producteur candidat et qu'il entre facilement dans une démarche de conversion, en pratiques saines, dans le respect de la Charte des amap.
Après la visite de la ferme, le producteur essaimeur ou référent assure l'accompagnement et le suivi du projet; ex : stages de formation auprès des structures techniques de l'Agriculture Biologique, et la participation aux « journées d'échanges » du réseau des producteurs en Amap.
Si son avis est favorable, l'AMAP a les bases solides et tous les outils pour évoluer et bien fonctionner. Une fois la relation établie dans le partenariat, producteur/mangeurs, l'AMAP peut vivre et se responsabiliser.
La pérennisation du système AMAP est liée à cette méthode d'essaimage et à la responsabilisation des acteurs « Personnes Ressources »: producteurs/essaimeurs et consommateurs/mangeurs.
Les structures techniques peuvent apporter une complémentarité nécessaire à l'application d'une agriculture saine, mais elles ne peuvent se substituer dans cette étape de l'essaimage.
Au plan régional, pour aider au développement des AMAP, le besoin s'est très vite fait sentir pour chacun, de créer une structure de coordination locale : Alliance Provence, Alliance Midi-Pyrénées, AMAP IDF, AMAP Tourraine, AMAP Alsace, CorsicAMAP, etc.
Au plan national cette structure n'existe pas ; cependant, aucune structure dont l'objet principal est autre que l'aide à la création d'Amap, ne peut assurer cette étape de l'essaimage fondée sur la transmission de l’expérience et les rapports humains.
Dans la région de naissance des AMAP françaises, Alliance Provence propose aujourd’hui des orientations qui ne permettent plus aux paysans-essaimeurs de continuer à remplir leur rôle. La structure dispose de 4 collèges de votes, dont un est ouvert à des associations qui ne sont pas des AMAP. Force est de constater qu’elles disposent là d’une influence et d’une marge de manœuvre qui pousse à renier la méthode originelle.(voir analyse du vote de l'A.G.E d' Alliance Provence du 17 mars 07)
Pour poursuivre cette aide à la création des amap, les initiateurs de la 1ère Amap et des membres sympathisants ont déposé une requête au tribunal de Toulon et proposé la création d'une autre structure: AMAP-Provence, avec des Statuts où seuls les deux collèges «des AMAP » et « des paysans en AMAP » seraient, à parité, à même de gérer et de coordonner le développement des AMAP.
D'ailleurs, lors de l'Assemblée Générale Extraordinaire du 17 mars 2007, les Statuts des requérants ont recueilli la majorité dans ces 2 collèges des Amap et des producteurs en Amap.
Même si Amap Provence n'a pas obtenu la majorité dans les 2 autres collèges d'Alliance Provence, ce résultat est encourageant pour continuer à partager l'aide à la création des amap avec les acteurs des Amap qui portent le concept.
C'est donc pour sortir des batailles de structures, et, après avoir fait le bilan de nos expériences respectives d'aide à la création d'AMAP, que les « essaimeurs » des régions de France, sus citées, présents à cette réunion constitutive, ont exprimé le besoin urgent de se rassembler autour du Centre de Ressources pour l'essaimage des AMAP en France.
CREAMAP sera donc la structure de coordination qui apportera un support légal et une visibilité nationale réelle, permettant de mutualiser les expériences et d'élargir son champ d'actions.
Les Ressources Humaines étant la base de notre concept, les 12 fondateurs expérimentés puis, les futurs essaimeurs qui rejoindront le collectif, seront les acteurs ou « Personnes Ressources ».
CREAMAP organisera la coordination autour des valeurs éthiques fondamentales comme le respect de la Charte des amap, donnera à ses acteurs, les moyens de mieux transmettre, d'enrichir par les échanges d'expériences et réfléchir collectivement.
Des ressources « bases de données », sont aussi les outils indispensables à l'essaimage. Diverses panoplies de documents et, regroupement des demandes par secteur géographique : Carte de France des AMAP - plaquette nationale - site internet, etc. - Organisation de la communication pour l'information et la promotion - Supports pour la sensibilisation : reportages, film...
Ces outils, depuis la traduction des documents de 2001, nous, les fondateurs de CREAMAP, nous les avons adaptés à l'expérience françaises, nous avons souvent échangé nos mises à jour et créé d'autres documents issus de la pratique de l'Amap et des diverses productions en amap.
Au regard de l'histoire des 1ères AMAP, et de l'interdépendance des mangeurs et des paysans, CREAMAP fonctionnera dans la parité PAYSANS - MANGEURS.
CREAMAP va pouvoir répondre aux demandes là où il n'y a pas d'AMAP. L'objectif reste : le « Maintien de l'Agriculture Paysanne » locale et nourricière.
Après avoir détaillé l'objet et le fonctionnement du Centre de Ressources pour l'essaimage des AMAP en France, nous sommes tombés d'accord sur le principe d'adhésion d'individus, Paysans et Consommateurs, à parité, prenant la responsabilité de l'essaimage des AMAP, et coordonnés au sein de ladite association.
Il a été réaffirmé que l'objet principal des Statuts, serait l'essaimage des AMAP selon la méthode la transmission d'expérience qui a fait ses preuves. Il y a eu accord unanime sur les Statuts.
Siège social de l'association : 10 chemin de Jaffary, 31200 Toulouse
Les fondateurs, membres du Bureau, responsables légaux de l'Association sont :
257 chem. de la petite Garenne, 83500 Ollioules, Tel : O4 94 30 03 13, denise.vuillon@wanadoo.fr
21 rue Mengaud, 31200 Toulouse, Tel : 05 62 72 81 13, annie.weidknnet@tele2.fr
136 rue de l'Hopital, 51200 Epernay, Tel. : 03 26 51 70 41
1200 chemin des Cassagnous, 31870 Lagardelle/Lèze
16 rue Crébillon, 94300 Vincennes, Tel : 06 10 04 54 10
11 Ferme Breitenheim, 67600 Mussig (Strasbourg), Tel : 03 88 85 38 12
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